La piroplasmose est une maladie parasitaire transmise à la suite d’une morsure de tique. On la retrouve chez plusieurs espèces animales, notamment chez le chien, le chat, et le cheval. Si chacun développe la maladie de manière différente, il est important de la prendre en charge rapidement car celle-ci peut entraîner de lourdes conséquences. Dans cet article, retrouvez tous nos conseils et astuces pour détecter, traiter et prévenir la piroplasmose chez nos animaux.

Qu’est-ce que la piroplasmose ? 

Définition 

La piroplasmose est une maladie parasitaire qui se retrouve chez beaucoup de mammifères, notamment chez l’Homme, mais particulièrement chez les chiens.  
Elle est provoquée par la présence d’un parasite microscopique, le piroplasme, transmis à la suite d’une morsure de tique porteuse.

A savoir
La piroplasmose touche fréquemment les chiens. Les chats en sont eux aussi victimes, mais cela reste bien plus rare.

Ce parasite s’introduit dans le sang et pénètre les hématies, plus communément appelées les globules rouges, où il va y vivre et s’y reproduire. 

La présence de ces piroplasmes va provoquer l’éclatement des globules rouges de l’animal parasité. Très souvent, il en résulte une anémie, c’est à dire un manque de globules rouges. L’animal se voit alors fortement affaibli.  Si la maladie n’est pas traitée à temps, elle peut, dans le pire des cas, entraîner la mort.

La tique, vecteur de transmission 

La piroplasmose est également connue sous le nom de Babésiose. En effet, il s’agit de tiques porteuses de piroplasmes appartenant au groupe des Babesia, d’où son nom. 

Chez les équidés, il existe un autre type de piroplasme entraînant une tout autre maladie, la theilériose équine. Cette maladie tient son nom du piroplasme appartenant au groupe des Theileria equi.  

Quelque soit sa nature, il faut savoir que la piroplasmose n’est pas une maladie contagieuse. Ainsi, un animal parasité ne peut pas en contaminer un autre.  Mais attention, car si l’animal n’est lui-même pas contagieux, une tique porteuse peut infecter plusieurs animaux. De plus, sachez qu’une tique peut être porteuse de piroplasmes si elle-même a été contaminée par un chien atteint de piroplasmose par exemple. Enfin, celle-ci peut tout simplement être contaminée dès sa naissance, si les larves issues des œufs pondus par une tique contaminée étaient elles-mêmes contaminées. Alors on ne le répètera jamais assez, soyez vigilant !

cycle de vie de la tique

Répartition géographique 

La piroplasmose est une maladie assez courante en France. Néanmoins, sa présence varie selon les régions et le climat.
Pour vous faire une idée, voici une carte présentant la répartition géographique des cas de babésiose canine en France (ESCCAP 2011).

carte france piroplasmose chien
@https://www.esccap.fr/

Bien qu’il y ait plus de risques qu’un animal contracte la maladie dans les régions les plus fréquemment infestées, il est tout à fait possible que l’animal se fasse mordre dans d’autres circonstances.  
Les tiques sont généralement présentes dans les milieux boisés, les forêts, ou encore les buissons. Il est donc important d’inspecter l’animal à chaque retour de promenade.

Les symptômes de la piroplasmose 

Cette maladie peut s’exprimer sous plusieurs formes et ses symptômes vont varier selon l’individu et l’espèce donnée. 

La forme la plus fréquente est la forme aiguë. Les symptômes sont assez visibles car l’animal présente soudainement une forte fièvre et un abattement. Ainsi, l’animal ne s’alimente plus et s’isole. Dans certains cas, les urines prennent une couleur anormale et foncée, se rapprochant du rouge ou du marron.  

Malheureusement, certains animaux sont quasi asymptomatiques. On constatera alors seulement une petite baisse de forme, une anémie légère et une fièvre modérée par exemple. Bien que cela semble plus rassurant, il est plus compliqué de diagnostiquer la piroplasmose sous cette forme car les symptômes sont presque invisibles. 

Si la maladie n’est pas traitée à temps, elle peut entraîner de plus lourdes conséquences tels que des troubles nerveuxrespiratoires ou encore oculaires. La complication la plus fréquente reste l’insuffisance rénale, rapidement irréversible.  C’est la raison pour laquelle il faut consulter un vétérinaire dès l’apparition des premiers symptômes.

Traitements 

A l’heure actuelle, il existe un seul réel traitement contre la piroplasmose, à condition que celui-ci soit prescrit à temps.
Ainsi, suivant le stade de la maladie, le vétérinaire mettra en place un traitement sous forme d’injections. Ces injections ont pour but de détruire les piroplasmes.

En fonction de l’état de santé de l’animal, des examens complémentaires seront mis en place (perfusion, transfusion, anti-inflammatoires, prise d’antibiotiques…). Une fois l’animal traité, il faut garder à l’esprit que celui-ci n’est pas protégé. Ainsi, si vous vivez dans une région à risque, il vaut mieux mettre en place un plan de prévention pour éviter toute réinfection. 

Prévenir la piroplasmose

Les antiparasitaires 

La tique ne transmet les micro-organismes à l’origine de la piroplasmose qu’à la fin de son repas sanguin, c’est-à-dire plus de 48 heures après la fixation sur son hôte. Le but ici sera donc de détruire la tique avant qu’elle n’ait eu le temps d’injecter l’agent de la maladie à la fin de son repas sanguin.

L’idéal alors est d’opter pour des antiparasitaires sous forme de pipette antiparasitaire, qui permettront de tuer la tique au contact du poil directement. Ainsi, elle n’aura pas le temps d’infecter l’animal.

Les colliers antiparasitaires peuvent également être une bonne option. D’autant plus qu’ils sont efficaces durant plusieurs mois.

Enfin, vous pouvez protéger l’animal à l’aide de spray antiparasitaire. Si ce protocole reste efficace, il sera malgré tout nécessaire de répéter l’application régulièrement et de veiller à pulvériser le produit sur l’ensemble du corps de l’animal. Pour aller plus loin encore dans votre démarche préventive, nous vous conseillons de traiter votre habitat : de nombreuses marques proposent ce type de lotions antiparasitaires.

La vaccination 

Il existe bel et bien un vaccin luttant contre la piroplasmose.
Néanmoins, il est important de savoir que celui-ci n’offre pas une protection complète. En effet, il réduit les risques de contamination et limite l’apparition des symptômes, mais n’immunise pas pour autant l’animal.

Autre inconvénient, le coût du vaccin reste assez élevé. En général, on décide de vacciner l’animal contre la piroplasmose si son mode de vie ou la région habitée est à risque. L’idéal est d’en parler directement à votre vétérinaire traitant.

Conseils vétos 
– Evitez les promenades dans les environnements favorables aux tiques. Notamment pendant les périodes à risques, c’est-à-dire pendant le printemps, de mars à juin, et pendant l’automne, de septembre à décembre.
– Prenez le temps d’inspecter votre compagnon à vos retours de la balade. Si vous apercevez une tique, prenez le temps de la retirer. De nombreuses marques proposent des crochets ou des pinces spécialement conçus pour ôter les tiques d’un animal sans risquer de favoriser la transmission de maladies.
– Dans un élan de panique, certains préfèrent enlever la tique à main nue. Agir de la sorte peut au contraire empirer la situation. Si vous ne disposez pas de matériel adapté, il vaut mieux consulter un vétérinaire.

comment enlever une tique